Madère: Levada do Casteljo et Santana

Ce matin, randonnée de la Levada de Casteljo. Départ dans de magnifiques paysages, mais le chemin s’arrête et se poursuit sur la route, l’itinéraire nous paraît ainsi très long jusqu’au but, qui est un point d’eau.  Les paysages de cultures en terrasses, où travaille un vieux monsieur, les petites maisons aux toitures de briques orangé, le bleu du ciel et de la mer dominée au loin par le Rocher de l’Aigle en direction de Porto da Cruz, la végétation luxuriante, et la Lévada, canal d’irrigation qui parcourt la montagne, ménageant un sentier plat, parfois glissant, parfois boueux, parfois vertigineux.

Belle randonnée le long des Levadas, jusqu’à un pont suspendu et une retenue d’eau sur la rivière. Je reste songeuse quant à tous les efforts déployés par l’homme pour apprivoiser la Terre nourricière, en tirer parti, sans en abuser, l’aménager pour mieux subsister. Les premiers canaux datent de l’arrivée des colons, à la fin du 15ème siècle. C’est déjà une réflexion que j’ai eue à Porto Santo, le long du chemin des Muletiers, chemin sans doute tracé par les pas des hommes et des animaux, pour se rendre à flanc de montagnes, pour y cultiver en terrasses, après avoir aménagé ces terrasses.

Pause goûter à Santana, après avoir découvert les petites maisons triangulaires, en forme de V renversé. Les toitures en chaume peuvent aller jusqu’au sol, ou s’arrêter à 90 cm de celui-ci. L’intérieur est tout de bois vêtu. La plupart sont ici transformées en magasin de souvenirs, spécialités locales, ou vente de plantes et fleurs. Si je devais construire un abri de fortune, celui-ci me plairait. Montée au mât pour réparer la balancine, Hakim monte, Xavier l’assure sur la drisse de GV tandis que j’assure une 2ème sécurité sur la drisse de Génois. Canoë pour les enfants. Quand on termine cette première manche, il est 21 heures. La suite demain.

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